Rencontre avec un dresseur (2)
ORHY
Jean ABADIE, m’interpella un jour au téléphone : « Savez vous qu’elles sont dans l’ordre les trois qualités qui font un grand chien ? Ceci m’a été communiqué par un Grand Monsieur de la cynophilie, ajoutait-il et j’ai pu le vérifier personnellement, sur le terrain. ». Comme circonspect je ne répondais pas il énuméra :
1er: Intelligence.
2ème: ténacité.
3ème: Nez.
En ce qui concerne ORHY, je prendrai ces trois qualités à l’envers :
NEZ : j’ai toujours été exigent avec elle. En fait son père avait un excellent nez, un de ses
demi-frère PATCHARAN, était stupéfiant, tant par la puissance que par la finesse de son odorat. J’en resterai donc à la remarque de Craig, mon ami Canadien auteur des meilleures photos ci-jointes, lorsqu’il l’a vue chasser chez lui dans le MANNITOBA: « Un nez sur quatre pattes ».Il est vrai qu’elle allait, alors, sur ses six ans, elle était au sommet de sa forme physique, était réellement en démonstration, dés sa première heure de chasse, après vingt quatre d’heures de voyage, sur des terrains pourtant complètement nouveaux pour elle. Donc un très bon nez, le qualificatif excellent, pouvant être réservé à d’autres chiens de la lignée et à LUTIN lui même.
TENACITE : indéniablement, surtout, après sa première portée, avant j’ai pu constater quelques journées où elle paraissait un peu hors sujet, mais après jamais ; malgré des fois des insuffisances de forme, elle se débrouillait pour trouver ses oiseaux.
INTELLIGENCE : On ne devient pas championne d’automne à 25 mois, sans avoir l’intelligence qui lui a permis d’assimiler très rapidement toutes les exigences de son dresseur. Il est vrai que d’avoir l’apport et le patron naturels, aide. Je crois très sincèrement, que c’est bien la qualité qui prévalait chez elle. Extrêmement câline, en permanence en recherche de caresses, elle a su faire craquer tout le monde, y compris son dresseur. C’est bien le seul chien que j’ai vu Laurent conduire sur les départs de compétition, sans éprouver le besoin de lui passer la laisse. Elle le suivait paisiblement et s’asseyait à ses pieds. Ce n’était pas de la soumission, seulement de l’obéissance consentie, comme si elle tenait à faire plaisir. Ceci la rendait extrêmement fiable, en compétition et à la chasse.